Moctar : pourquoi avez vous appelé votre groupe Outkast ? Qu’est ce que cela signifie ?

On cherchait un nom qui nous corresponde, qui soit en accord avec notre volonté de ne pas faire comme tout le monde. Notre musique ne sonnait pas comme ce qu’on entendait à l’époque. Être « Outkast », cela veut dire être différent. On aurait pu s’appeler les Misfits mais c’était déjà pris ! Ce nom de groupe, c’est l’expression de notre anti conformisme, de notre liberté individuelle.



Eugénie : Comment avez-vous débuté ?

On faisait notre truc dans notre coin. Un jour on a reçu un appel, quelqu’un qu’on ne connaissait pas et qui nous proposait un rendez vous. C’était comme une voix mystérieuse. En fait, Il s’agissait de Reed, qui bossait pour le label LaFace Record. On est allé au rendez vous, on a joué dans son bureau, tout simplement. On était confiant, un peu nerveux mais confiant. Au final, il a été emballé et c’est ainsi que tout a commencé.



Fanny : Quels sont les artistes qui vous inspirent?

James Brown, Curtis Mayfield, les Doubie Brothers, Sister Sledge, Les Pointer Sisters … Tous les grands de la Soul Music en fait. Il y a les influences positives, mais aussi les influences négatives. On ne se croit pas supérieurs aux autres groupes, mais c’est important de savoir ce que l’on ne veut pas faire, à quoi on ne veut pas ressembler.



Laila : comment définiriez vous le style du nouvel album Idlewild ?

Cette fois-ci, ce n’est pas un double album comme Speakerboxx/ The Love Below. C’est à la fois un nouvel album et une bande originale de film. Il fallait garder en tête l’ambiance du film, la période aussi, le film se déroule durant les années 30/40. On a essayé de jouer avec les sonorités de l’époque. Sur ce disque, il y a aussi quelques chansons qui ont été composées au moment Speakerboxxx / The Love Below, voire même avant, mais qui n’avaient pas trouvé leur place sur les précédents albums.



Matthieu : qu’est ce qui vous a donné l’envie de faire ce film?

On voulait faire un film depuis longtemps. Cela nous apparait comme une évolution assez naturelle. Avec notre musique, on tourne des clips, la prochaine étape c’était le cinéma. On attendait de trouver le bon film.



Aurore : comment décidez-vous du thème d'une chanson?

Une idée vous vient à l’esprit, cela peut être n’importe quoi. Elle vous trotte dans la tête puis vous l’oubliez, mais elle revient. C’est un peu comme un boomerang : comme elle vous revient en permanence, on finit par la poser sur le papier. A la fin , cela devient une chanson. Cela parait facile dit comme cela… (rires)



Aydin : Comment êtes vous arrivés jusqu’ici ? Quelles sont selon vous les raisons de votre succès ?

L’honnêteté, l’obstination, le destin, … un peu de tout cela. C’est aussi parfois une simple question de timing. On se dit qu’on tient une bonne chanson, mais elle ne trouve pas sa place, ce n’est pas le bon moment, le bon album… C’est un peu comme avec une femme, il ne faut rien brusquer et sentir le bon moment pour conclure (rires)

Dans ces cas là, il faut savoir conserver la chanson précieusement, la retravailler pour la sortir plus tard. C’est ce qui s’est passé pour Hey ya ! C’est une chanson qui a muri un bon moment.



Samantha : quels sont vos activités et projets entre deux albums ?

On a tout juste fini l’album Idlewild il y a quelques jours. On boucle toujours au tout dernier moment. En fait, on finit un album et on commence le suivant. Des idées viennent en permanence : des bouts de chansons, un rythme… Il faut essayer de tout garder.



Lili : Avec quels artistes aimeriez vous travailler ?

On aimerait bien bosser avec la chanteuse Sade. Elle a une voix magnifique. C’est aussi quelqu’un qu’on écoutait quand on était plus jeune, au Lycée. Il y a aussi Square Pusher, un groupe qui mélange electro et Hip hop. On aime bien aussi Feist, la chanteuse jazz - folk canadienne.



Josh : Quels sont les mots de français que vous connaissez ?

André ! forcément (rires)

Boulangerie, pâtisserie, Louis Vuitton, à la carte … On adore la France ! Heu … voulez vous coucher avec moi ? C’est du français , non ?